ACCRETION : Augmentation du volume d’un corps par adjonction de matière extérieure.

ANNEE-LUMIERE : Unité de distance utilisée en astronomie. Une année-lumière est égale à la distance que parcourt la lumière dans le vide en l’espace d’une année. En valeur arrondie, une année-lumière équivaut à 9,461x1015 m.

Equivalence en unité S.I: 1 a.l = 9 460 730 472 580 800 m.

APHELIE : point de l’orbite d’un objet céleste dans le Système Solaire, où cet objet est le plus éloigné du Soleil, c’est-à-dire par rapport au foyer de l’orbite.

ARC INSULAIRE : Alignement linéaire ou arqué d’îles volcaniques formées sur le fond marin à la limite de plaques convergentes.

ASTHENOSPHERE : Partie ductile du manteau terrestre. Elle repose sous la lithosphère rigide et sur la mésosphère (manteau inférieur).

ATMOSPHERE TERRESTRE : Enveloppe gazeuse entourant la Terre. L’air sec se compose de 78,08 % de diazote, 20,95 % de dioxygène, 0,93 % d’argon, 0,039 % de dioxyde de carbone et des traces d’autres gaz. L’atmosphère protège la vie sur Terre en absorbant le rayonnement solaire ultraviolet, en réchauffant la surface par la rétention de chaleur (effet de serre) et en réduisant les écarts de température entre le jour et la nuit.

BASALTE : Roche volcanique issue d’un magma refroidi rapidement au contact de l’eau ou de l’air. C’est le constituant principal de la couche supérieure de la croûte océanique. Il a une structure microlithique, et il est composé essentiellement de plagioclases (50%), de pyroxènes (25 à 40%), d’olivine (10 à 25%), et de 2 à 3 % de magnétite. Les basaltes sont issus de la fusion partielle du manteau terrestre de composition péridotitique (lherzolite).

On trouve également du basalte sur la surface lunaire.

BIOSPHERE : Ensemble des êtres vivants sur la planète Terre.

CEINTURE DE KUIPER : Zone du Système Solaire s’étendant au-delà de l’orbite de Neptune, entre 30 et 55 unités astronomiques (ua). Les objets de la ceinture de Kuiper sont majoritairement de composées volatils gelés comme le méthane, l’ammoniac ou l’eau.

CHAMBRE MAGMATIQUE : Zone souterraine de quelques dixièmes à plusieurs centaines de kilomètres cube, qui, dans la lithosphère, contient du magma plus ou moins chaud.

CIMENTATION : Phénomène chimique de transformation d’une roche sédimentaire meuble en roche cohérente.

CLIVAGE : Propriété que possèdent la plupart des cristaux de se briser sous l’action d’un choc suivant des directions déterminées souvent parallèles entre elles et qu’on appelle « plan de clivage » : ce sont des plans de moindre résistance.

COLLISION CONTINENTALE : Confrontation de deux plaques continentales dont les différences de densité sont trop faibles pour que l’une ou l’autre plonge dans l’asthénosphère. La collision entraîne malgré tout un chevauchement, augmentant l’épaisseur crustale à l’origine de la formation d’une chaîne de montagnes, c’est ce que l’on appelle une orogénèse.

COMPACTION : Création d’un état compact par l’action naturelle de tassement des roches au cours du temps.

CONCRETION : Amas de particules solides se trouvant dans les roches ou les sols et résultant de la formation successive et de l’agglomération de particules nouvelles sous l’action d’agents physiques ou chimique.

CROUTE : Partie superficielle et solide du matériau dont la Terre est faite. C’est la partie supérieure de la lithosphère.

CROUTE CONTINENTALE : Partie de la croûte terrestre qui se trouve sous les continents, y compris sous la plate-forme continentale. La croûte continentale est épaisse (35 km en moyenne, jusqu’à 80 km sous les chaînes de montagnes). Elle est constituée principalement de roches granitiques et de roches sédimentaires.

CROUTE OCEANIQUE : Partie de la croûte terrestre qui se trouve sous les océans, sous une tranche d’eau d’une profondeur moyenne de 4,5 km, composée de plusieurs couches différentes : sédimentaire, basaltique, gabbroïque.

CYCLE DE WILSON : Déplacements des continents emportés par les mouvements des plaques lithosphériques tels que les décrit la tectonique des plaques qui se retrouvent parfois fragmentés et dispersés à la surface du Globe, comme actuellement, ou parfois sont regroupés en un unique supercontinent, comme durant la période entre il y a 300 et 200 millions d’années (Ma = époque entre le début du Permien et la fin du Trias), supercontinent appelé la Pangée.

DATATION ABSOLUE : Processus servant à calculer un âge approximatif en archéologie et géologie. L’une des techniques de datation les plus utilisées et les mieux connues est la datation au carbone 14 (ou radiocarbone), qui est utilisée pour dater des restes organiques. C’est une technique radiométrique car elle est basée sur la décroissance radioactive.

DATATION RELATIVE : Ensemble des méthodes de datation permettant d'ordonner chronologiquement des événements géologiques ou biologiques, les uns par rapport aux autres. Elle repose sur plusieurs principes : le principe de superposition (une couche sédimentaire est plus récente que celle qu'elle recouvre et est plus ancienne que celle qui la recouvre), le principe de recoupement (un événement comme une faille ou un plissement qui provoque un changement dans la géométrie des roches est postérieur à la dernière strate qu'il affecte et antérieur à la première strate non affectée), le principe de continuité (bien qu'une strate soit plus âgée que son sommet, on considère qu'elle a le même âge sur toute son étendue) et le principe d'inclusion, les morceaux de roche inclus dans une autre couche sont plus anciens que leur contenant.

DEFORMATION CASSANTE : Déformation discontinue provoquée par l'application sur une roche de contraintes au delà des limites élastique et plastique.

DEFORMATION ELASTIQUE : Déformation réversible d'un objet : le milieu retourne à son état initial lorsque l'on supprime les sollicitations.

DEFORMATION PLASTIQUE : Déformation ductile. Déformation irréversible d'un objet ; elle se produit par un réarrangement de la position relative des atomes, ou plus généralement des éléments constitutifs du matériau.

DESSICATION : Suppression naturelle ou artificielle de l'humidité contenue dans un corps.

DIAGENESE : Ensemble des mécanismes postérieurs à la sédimentation qui transforment les sédiments meubles en roches sédimentaires compactes.

DISCONTINUITE : Dans le globe terrestre, il existe des zones où l'on observe des modifications brutales de la vitesse de propagation des ondes sismiques, ces zones correspondent à des changements de milieu. Les discontinuités physiques délimitent les différentes grandes enveloppes de la Terre. Il existe 3 discontinuités principales : la discontinuité de Mohorovicic, la discontinuité de Gutenberg et la discontinuité de Lehman.

DISCONTINUITE DE GUTENBERG : Plan de séparation entre le noyau et le manteau à l'intérieur de la Terre, à 2 900 km de profondeur.

DISCONTINUITE DE LEHMAN : Discontinuité située à environ 5100km de profondeur, entre le noyau externe qui a la propriété d'un liquide et le noyau interne solide (aussi appelé graine).

DISCONTINUITE DE MOHOROVICIC : Limite entre la croûte terrestre et le manteau supérieur de la Terre. Elle est en moyenne située à 35km de profondeur.

DORSALE OCEANIQUE : Frontière de divergence entre deux plaques tectoniques qui s'écartent l'une de l'autre, couplé à une remontée du manteau entre elles avec création de lithosphère océanique : c'est le phénomène d'accrétion océanique.

ECHELLE DE MOHS : Échelle de dureté des minéraux basée sur dix minéraux facilement disponibles. Il faut procéder par comparaison avec deux autre minéraux dont on connaît déjà la dureté (entre 1 pour le talc et 10 pour le diamant).

EPIGENISATION : Remplacement lent, au sein d'une roche, d'un minéral par un autre, molécule par molécule, avec conservation de la forme originelle.

EROSION : Altération de l'écorce terrestre par les agents atmosphériques, hydrologiques, ou par l'action de l'homme.

ERUPTION EFFUSIVE : Les éruptions effusives émettent des laves basaltiques, pauvres en silice et donc très fluides et libérant leurs gaz volcaniques facilement. Les éruptions sont relativement calmes, sans grandes explosions et produisant de grandes coulées de lave.

ERUPTION EXPLOSIVE : Les éruptions explosives émettent des laves andésitiques, riches en silice et donc très visqueuses et libérant leurs gaz volcaniques difficilement. Ces éruptions ne forment pas de coulée de lave mais s'accompagnent plutôt d'explosions produisant de grandes quantités de cendres donnant naissance à des nuées ardentes et des panaches volcaniques. Environ 80 % des éruptions volcaniques se déroulent sur ce type de volcans3. Très dangereux car imprévisibles, ces types d'éruptions ne laissent parfois pas le temps d'évacuer les populations menacées par les gaz et les cendres brûlants.

FACIES : Ensemble des caractères pétrographiques et paléontologiques définissant un dépôt ou une roche.

FAILLE : Les failles sont des fractures ou zones de rupture dans la croûte terrestre où il y a eu mouvement.

FAILLE DE CHEVAUCHEMENT : Une faille de chevauchement correspond à une faille inverse (plan incliné dans le sens du compartiment soulevé), faiblement inclinée entre deux blocs rocheux lors des déplacements des terrains sédimentaires transportés sur des terrains en place pendant une phase d'édification des chaînes de montagnes.

FAILLE DE DECROCHEMENT : Faille le long de laquelle le déplacement relatif s’effectue horizontalement le long du plan de faille séparant des blocs de roche adjacents.

FAILLE INVERSE : Une faille inverse est un plan incliné (le plus souvent d'environ 30°) séparant deux compartiments rocheux. Le glissement sur ce plan se traduit par le rapprochement des deux compartiments et par le soulèvement du compartiment supérieur par rapport au compartiment inférieur.

FAILLE NORMALE : Une faille normale est un plan incliné (le plus souvent d'environ 60°) séparant deux compartiments rocheux. Le glissement sur ce plan de faille se traduit par un écartement des deux compartiments, et par l'abaissement du bloc supérieur par rapport au bloc inférieur.

FAILLE TRANSFORMANTE : Limites de plaque lithosphérique où il n'y a ni subduction ni création de lithosphère (limite conservative). Elles sont situées en bordure de plaques tectoniques et découpent les dorsales transversalement. La faille transformante agit selon un mouvement de coulissage.

FOSSE OCEANIQUE : Dépression sous-marine profonde, plus ou moins longue et étroite, présente dans les zones de subduction ou de divergence. Ces zones, caractéristiques des marges actives ou des rides médio-océaniques, sont engendrées par la collision ou l'expansion de plaques tectoniques.

GABBRO : Roche plutonique provenant de la cristallisation des magmas qui montent vers la surface le long de dorsales des fonds océanique, à la suite de la déchirure de la croûte continentale, et forment une couche continue dans le plancher des océans.

GEANTE ROUGE : Étoile ayant évolué en dehors de la séquence principale, devenant ainsi géante. Ce sont des étoiles d'une masse au moins égale à celle du Soleil qui, après avoir épuisé l'hydrogène de leur noyau, commencent à consommer l'hydrogène en couche autour du noyau riche en hélium.

GRABEN : Fossé ou basin allongés et limités des deux côtés par des failles normales inclinées vers l’intérieur du fossé.

GRADIENT GEOTHERMIQUE : Augmentation de la température en fonction de la profondeur en dessous de la surface. L'accroissement de température est en général de 1° pour un enfoncement de 30 à 35 m et on exprime ce résultat en disant que le degré ou gradient géothermique est de 33 m.

GRANITE : Roche plutonique magmatique à texture grenue. Le granite est le résultat du refroidissement lent, en profondeur, de grandes masses de magma intrusif. Ces magmas acides (c'est-à-dire relativement riches en silice) sont essentiellement le résultat de la fusion partielle de la croûte terrestre continentale. Le granite et ses roches associées forment l'essentiel de la croûte continentale de la planète.

GRENU : Roche qui est formée de grains ou cristaux juxtaposés visibles à l'œil nu.

HYDROSPHERE : Partie de la Terre occupée par les eaux et les glaces.

HYPOTHESE DE LA NEBULEUSE SOLAIRE : Hypothèse proposée pour la première fois en 1734 par Emanuel Swedenborg et en 1755 par Emmanuel Kant, qui suppose que la nébuleuse tourne lentement sur elle-même, se condensant et s'aplatissant graduellement sous l'effet de la gravité, pour former plus tard des étoiles et des planètes.

LIMITE CONVERGENTE : Lieux où deux plaques lithosphériques se rapprochent l'une de l'autre.

LIMITE DIVERGENTE : Limite entre deux plaques tectoniques s’éloignant l’une de l’autre.

LITHIFICATION : Processus géologique qui transforme les sédiments en roches sédimentaires par compression. La lithification est un phénomène qui détruit par compression les porosités entre les sédiments par compactage en combinaison avec un phénomène de cimentation.

LITHOSPHERE : C'est l'enveloppe terrestre rigide de la surface. Elle comprend la croûte terrestre et une partie du manteau supérieur. Elle est divisée en un certain nombre de plaques tectoniques, également appelées plaques lithosphériques. La lithosphère, rigide, repose sur l'asthénosphère, solide mais ductile.

LVZ : Zone du manteau supérieur terrestre au travers de laquelle les ondes sismiques se propagent à faible vitesse.

MANTEAU : Couche intermédiaire entre le noyau planétaire et la croûte de la terre. Le manteau terrestre représente un peu plus de 80 % du volume de la Terre et environ 65 % de sa masse. Il est séparé de la croûte par la discontinuité de Mohorovicic (terme fréquemment abrégé en moho), et du noyau par celle de Gutenberg. On distingue un manteau supérieur et un manteau inférieur, transition marquée par la transition de phase Olivine structure spinelle (Ringwoodite) en Perowskite + Magnésowüstite et s'effectue à 670 km de profondeur. Le manteau supérieur est divisé en deux parties : le manteau lithosphérique (du moho à la LVZ) et le manteau asthénosphérique séparées entre elles par la low velocity zone (LVZ).

MARGE ACTIVE : Marge caractérisée par une forte sismicité et une forte activité volcanique. Les marges actives se situent au bord des plaques tectoniques et constituent l'ensemble des marges de l'océan Pacifique.

MARGE CONTINENTALE : Région immergée de la bordure d'un continent faisant raccord avec les fonds océaniques et comprenant le plateau continental, la pente continentale et le glacis continental.

MARGE PASSIVE :  Marge continentale formée pendant le rifting initial d'un continent pour former un océan.

METAMORPHISME : Ensemble des transformations minéralogiques d'une roche préexistante, à l'état solide, et sous l'effet de conditions de pression et de température différentes de celles régnant à la surface.

METEORITE : Corps solide naturel d'origine intersolaire ou extrasolaire dont la traversée dans l'atmosphère n'a pas fait perdre toute sa masse et qui a atteint la surface de la Terre.

MUR : Compartiment situé en dessous de la faille.

NAINE BLANCHE : Objet céleste de forte densité, issu de l'évolution d'une étoile de masse modérée (de 8 à 10 masses solaires au maximum) après la phase où se produisent des réactions thermonucléaires. Cet objet a alors une taille très petite comparativement à une étoile, et conserve longtemps une température de surface élevée, d'où son nom de « naine blanche ».

NOYAU : Partie centrale approximativement sphérique au cœur de la structure d'un corps céleste Pour la Terre et la planète Vénus, le noyau planétaire est une masse compacte composée essentiellement de fer (80 %) et de nickel. Il est probable que cette masse soit sous forme solide (noyau interne) au cœur d'un ensemble liquide (noyau externe) qui forme une partie importante de la masse de la planète.

NOYAU EXTERNE : Noyau externe liquide essentiellement composé de fer à 80-85 %, environ de 5 % de nickel et d'un autre élément non-déterminé. Sa température moyenne atteint 4000°C. Cette énorme quantité de métal en fusion est brassée par convection, ces mouvements interagissent avec les mouvements de la planète, rotation quotidienne principalement, à plus longue échelle de temps, précession du globe terrestre. La nature conductrice du fer permet le développement de courants électriques variables qui donnent naissance à des champs magnétiques, lesquels renforcent ces courants, créant ainsi un effet dynamo, en s’entretenant les uns les autres. Ainsi explique-t-on que le noyau liquide est à l’origine du champ magnétique terrestre.

NOYAU INTERNE : Noyau interne solide (également appelé « graine ») essentiellement métallique (alliage de fer et de nickel principalement, en proportions environ 80 %-20 %) constitué par cristallisation progressive du noyau externe. La pression, qui est de 3,5 millions de bars (350 GPa), le maintient dans un état solide malgré une température supérieure à 6000°C et une densité d’environ 13. Le noyau interne reste un endroit mystérieux, et plusieurs interrogations demeurent.

ONDE SISMIQUE : Onde provenant du choc produit par un tremblement de terre, et qui se propage à l'intérieur ou à la surface de la Terre.

OROGENESE : Ensemble des processus menant à la formation des montagnes comme le plissement, le chevauchement et la formation de failles dans les couches de roche.

PEDOGENESE : Ensemble des processus physiques, chimiques et biologiques qui président à la genèse et à l'évolution du sol et qui concernent aussi bien l'altération de la roche mère que les transformations à l'intérieur du profil

PERIDOTITE : Roches magmatiques constituant la majeure partie du manteau terrestre. Pauvres en silice, elles sont principalement constituées d'olivines et de pyroxène pyroxènes.

PERIHELIE : Point de l'orbite d'une planète où elle est le plus proche du Soleil.

PLAN DE BENIOFF : Zone peu épaisse, dans laquelle sont localisés les foyers de séismes. La répartition des foyers sismiques dénote l'enfoncement d'une portion de lithosphère océanique, sous une lithosphère continentale ; phénomène appelé subduction.

PLANETE GAZEUSE : Planète très volumineuse, peu dense, éloignée du Soleil, possédant un nombre important de satellites et essentiellement composée d'éléments chimiques légers (hydrogène et hélium).

PLANETE TELLURIQUE : Planète composée de roches et de métaux qui possède en général trois enveloppes concentriques (noyau, manteau et croûte).

PLAQUES TECTONIQUES : Partie superficielle de la Terre, d'une épaisseur d'une centaine de kilomètres, séparée en portions qui se déplacent les unes par rapport aux autres et dont l'ensemble constitue la lithosphère.

PLI ANTICLINAL : Un pli est dit anticlinal quand sa convexité est tournée vers le ciel, c'est-à-dire quand les couches forment arche. Un pli anticlinal présente les couches les plus anciennes au cœur du pli.

PLI SYNCLINAL : Pli dont les flancs s'inclinent de chaque côté vers la partie médiane en formant une dépression concave. Un pli synclinal présente les couches les plus récentes en son centre.

POINT CHAUD : Zone hypothétique de formation de magma ; à partir de cette zone, située au sein du manteau, la matière s'élève en une colonne ascendante, le panache et donne - à la surface de la Terre - lieu à des phénomènes volcaniques. On pense que les points chauds seraient relativement immobiles par rapport au repère que forme le globe terrestre. Ce statisme permettrait, par l'observation de la succession des centres éruptifs liés à ces points chauds, de mettre en évidence le déplacement des plaques lithosphériques. Puisque, en effet, on connaît plusieurs dizaines d'alignements volcaniques dont l'âge varie en continu d'une extrémité à l'autre ; ils confortent cette hypothèse.

PRINCIPE D’ISOSTASIE : Théorie selon laquelle les différents compartiments de l'écorce terrestre se maintiennent en équilibre relatif grâce à la viscosité du milieu sur lequel ils reposent.

PRISME D’ACCRETION : Dans le phénomène de subduction, partie de matériaux qui reste bloquée et qui n'entre pas en subduction, mais qui au contraire s'accumule (s'accrète) et forme un coin entre la plaque chevauchante et la plaque plongeante.

RIFTING CONTINENTAL : Au cours du rifting continental, la lithosphère est étirée et amincie. Cet étirement s'accompagne de déformations de la lithosphère.

RIFT OCEANIQUE : Fossé d'effondrement qui se situe au milieu des dorsales océaniques.

ROCHE MAGMATIQUE : Roche se formant quand un magma se refroidit et se solidifie, avec ou sans cristallisation complète des minéraux le composant. On distingue des roches magmatiques plutoniques et des roches magmatiques volcaniques.

ROCHE METAMORPHIQUE : Les roches métamorphiques sont des roches sédimentaires ou éruptives, transformées ultérieurement par un facteur d'origine interne tel que compression, échauffement, influence magmatique.

ROCHE PLUTONIQUE : Roches se formant lors du refroidissement d'un magma en profondeur. La lenteur du processus (jusqu'à plusieurs dizaines de milliers d'années) permet aux roches de cristalliser. Ces roches sont généralement grenues et ont une grande extension géographique.

ROCHE SEDIMENTAIRE : Roche formée par le dépôt plus ou moins continu de matériaux prélevés sur les continents après altération des roches préexistantes et transport par des agents mécaniques externes (eau ou vent).

SILICATE : Sel dérivant de la silice (SiO2). En minéralogie, les silicates désignent une importante famille de minéraux. Ils constituent 97 % de la croûte terrestre.

STRATIFICATION : Disposition des sédiments en couches ou strates séparées par un changement de couleurs, de texture, de dimensions des particules et de composition.

SUBDUCTION : Processus par lequel une plaque tectonique océanique s'incurve et plonge sous une autre plaque avant de s'enfoncer dans le manteau.

SUBSIDENCE : Enfoncement lent de la croûte terrestre dans les fosses où s'accumulent de fortes épaisseurs de sédiments. La subsidence peut être tectonique (quand l'amincissement crustal est à l'origine du bassin sédimentaire), ou thermique (à la suite d'une orogénèse, la montagne en se refroidissant se rétracte et s'effondre (relaxation thermique)).

THEORIE DU BIG BANG : La théorie du Big Bang est le modèle cosmologique prédominant décrivant le développement initial de l'Univers. Selon cette théorie, le Big Bang s'est produit il y a environ 13 798 milliards d'années (à ± 0.037 milliards), qui est ainsi considéré comme l'âge de l'Univers. L’Univers s'est ensuite trouvé dans un état extrêmement chaud et dense et a commencé à s'étendre rapidement. Après l'expansion initiale, l'Univers s'est suffisamment refroidi pour permettre à l'énergie d'être convertie en diverses particules subatomiques dont les protons, les neutrons et les électrons. Bien que les noyaux atomiques simples aient pu se former rapidement, il aura fallu des milliers d'années avant de voir apparaître les premiers atomes électriquement neutres. Le premier élément produit a été l'hydrogène accompagné de traces d'hélium et de lithium. Des nuages géants composés de ces éléments primordiaux se sont assemblés sous l'action de la gravité pour former des étoiles et des galaxies et les éléments plus lourds ont été créés soit dans les étoiles soit pendant les supernovas.

TOIT : Compartiment au-dessus de la faille.

UNITE ASTRONOMIQUE : Unité utilisée les distances entre les planètes. Elle correspond à la distance moyenne entre la Terre et le Soleil.

VOIE LACTEE : Galaxie dans laquelle se situe le système solaire (et donc la Terre). Sa forme générale est un disque de 80 000 années lumières de diamètre comportant un bulbe central. Le bulbe est entouré d’un halo sphérique de faible densité de 100 000 al de diamètre. Elle contient environ 140 milliards d’étoiles dont le Soleil.

ZONE DE CISAILLEMENT : Surface de discontinuité tectonique très importante affectant l'écorce et le manteau supérieur. Elle résulte d'une déformation inhomogène concentrant des mouvements relatifs dans les zones planaires ou curvilignes étroites (zones à déformation accrue). Les blocs rigides situés entre ces zones sont très peu déformés. Le mouvement cisaillant de ces blocs plus rigides peut induire une composante de rotation non-coaxiale dans la zone déformée. Normalement ces surfaces de discontinuité s'enfoncent à une profondeur assez importante et produisent ainsi une large gamme de roches déformées.

ZONE DE SUBDUCTION : Lieu où se produit la plaque plonge en profondeur au cours d'un phénomène de subduction. Les volcans de subduction s'alignent en général parallèlement à la zone de subduction, à une distance de l'ordre de 200 km de la fosse océanique. On appelle « arcs volcaniques » ces alignements de volcans. Les zones de subduction sont également le lieu où se produisent les séismes les plus violents.